Archive la catégorie ‘Couple’

Natalité : les couples ont rattrapé leur retard

Jeudi, avril 2nd, 2009

(c) mamanpourlavie.com

La dernière note « Populations et société » de l’institut national des études statistiques (n° 454 de mars 2009) nous apprend que « les Français ont le même nombre d’enfants que ceux d’il y a trente ans, mais ils les ont plus tardivement, grâce à la maîtrise du calendrier, liée à la diffusion de la contraception, et à la politique de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. »

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Répondez à Louise dont le « couple va mal »

Mercredi, décembre 3rd, 2008

Louise nous écrit du département de l’Yonne car elle est à la recherche de témoignages et de conseils. « Depuis que mon mari est à la retraite, confie-t-elle, mon couple va mal ». (Lire la suite…)

Excédent de bagages

Vendredi, août 29th, 2008

couple_lookvoyage.bmpFraîchement revenu de vacances, valise à peine débouclée, vidée, rangée, j’ouvre ma boîte mail professionnelle et, sous l’avalanche de spams accumulés durant trois semaines d’absence, découvre ce communiqué de presse (Lire la suite…)

Couple : stop la violence !

Mardi, juillet 8th, 2008

Par Gilles Donada 

« En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon », rappelle Amnesty International qui a lancé il y a quelques jours une campagne contre ce fléau en s’appuyant sur film de 2 mn 30 réalise par Olivier Dahan et mettant en scène les acteurs Didier Bourdon et Clotilde Courau. Un film choc pour une réalité qui l’est tout autant.


Ne restons pas muets face aux violences conjugales
par Amnesty_France

Une étude publiée ce jour par l’Observatoire national de la déliquance (OND) rappelle que les violences conjugales représentent un quart des violences volontaires en France en 2007 et sont « en forte augmentation ».

La violence, c’est bien sûr les coups mais ce sont aussi – et on l’oublie parfois – des propos ou des attitudes qui dénigrent, humilient et dégradent. Ce sont des rapports sexuels non consentis, autrement dit un viol. C’est enfin une violence économique qui vise à priver la femme de ses besoins, ou à les contrôler.

« C’est la première fois qu’on arrive à ce constat », conclut Christophe Soullez, chef de département à l’OND.  

Ces pères qui n’oublient pas de le rester

Dimanche, juin 15th, 2008

Par Timothée Duboc

Il y a une réelle tendance, parmi ceux qu’on a coutume de nommer  »leaders d’opinion », à promouvoir le modèle du père qui s’investit dans l’éducation des enfants. Je pense au récent portrait, dans Le Monde (édition du 16-05-08) du nouveau boss de la Société Générale, Frédéric Oudéa, fringant quadra qui succède à Daniel Bouton. La journaliste Anne Michel, qui a signé l’article, rapporte :   » (…) Le nouveau directeur général affirme qu’il n’est pas prêt à tout sacrifier pour sa nouvelle vie. Façon de peaufiner son image de patron zen nouvelle génération ? « Je suis le seul dirigeant du CAC 40 qui sort de chez lui le matin avec une couche bébé à la main », lance-t-il un brin bêcheur. »

Dans l’édition datée du 23 mai de ce même quotidien, Michelle Obama, l’épouse du candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine, déclare quant à elle, sous la plume de Corine Lesnes  : « Nous sommes un jeune couple avec de jeunes enfants [...]. Nous continuons à vivre la même vie que la plupart des Américains. »La journaliste d’expliquer :  » Michelle, 44 ans, avait des réticences quand son mari s’est lancé dans la course à l’investiture du Parti démocrate à la présidentielle. Elle voulait préserver leur vie de famille. Elle voulait savoir, aussi, si Barack avait des chances face à la « machine » Clinton ou s’ils perdaient leur temps. Elle n’a dit oui qu’en posant ses conditions : que Malia, 9 ans, et Sasha, 6 ans, voient leur père une fois par semaine. Et qu’il arrête de fumer. Ce qu’il a fait. »

Certes, dans ce second cas, l’on voit bien l’importance du rôle de l’épouse dans les arbitrages vie familiale – vie professionnelle (et publique !). Mais tout laisse à penser que les conditions qu’elle a pu poser relèvent d’une vision partagée dans le couple et non d’un rapport de forces. Barack Obama vote ainsi sûrement pour la vie de famille, lui aussi, et pour une présence accrue du père auprès de ses enfants.

Si c’est bien sûr auprès de leurs femmes ou compagnes que les jeunes pères qui travaillent trouvent aujourd’hui les alliés les plus impliqués sur ce terrain, ils s’en découvrent de plus en plus souvent au sein même de leurs entreprises, en la personne de leurs supérieurs hiérarchiques. C’est ce que l’on comprend en lisant le dossier signé par Muriel Rivault dans les pages Famille du numéro de Pèlerin en vente chez les marchands de journaux cette semaine.

Où l’on découvre qu’un changement de mentalité en profondeur se dessine dans la nouvelle génération des jeunes managers. Adieu la figure du père pour qui seul comptait le travail… « Aujourd’hui, quand ces cadres deviennent pères, ils suppriment sans hésiter les réunions à 18 heures pour rentrer plus tôt chez eux, et tout le monde suit. Demain, ils dirigeront les entreprises. Voilà un avenir prometteur pour les familles ! » observe Bénédicte Bertin-Mourot, une sociologue au CNRS, spécialiste du sujet, qu’a interviewée notre journaliste. Sans attendre demain, bonne fête à tous les papas.

    

L’amour en latin

Jeudi, avril 24th, 2008

Par Gilles Donada

Enfant, j’attendais toujours le courrier avec impatience, surtout pendant les vacances. Dès que j’entendais vrombir la mobylette du facteur en haut du chemin, je me précipitais vers  la boîte aux lettres aménagée dans le pilier qui soutenait le portail. J’attrapais le courrier que je compulsais fébrilement à la recherche d’une lettre rédigée à mon attention.

Depuis que je m’occupe de la rubrique De vous à nous, je guette avec la même gourmandise enfantine les réponses aux appels à témoignage, lancés dans Pèlerin.

En décachetant l’enveloppe, je tombe souvent sur des perles savoureuses ! Je viens de recevoir, en provenance des Bouches-du-Rhône, une lettre d’un monsieur de 85 ans qui répond à Yvette. Celle-ci s’inquiétait de voir son mari, jeune retraité, déprimer, souffrir de pannes sexuelles et refuser de consulter un médecin (Cf. Pèlerin n°6543 du 24 avril 2008).

« A 60 ans, écrit notre correspondant, il est normal qu’il y ait quelques pannes ! Est-ce que vous faites tout ce qu’il faut faire pour que ça marche ? », interroge notre abonné provençal avant d’être plus explicite en encourageant Yvette à découvrir le sens concret de deux termes latins…

« J’espère ne pas scandaliser Pèlerin avec ces détails ?! », s’empourpre-t-il soudain avant de livrer un dernier conseil à Yvette : se brancher sur RMC pour écouter l’émission « Lahaie, l’amour et vous« . Ce programme est animé par Brigitte Lahaie, une ancienne star du X qui vient de publier chez Flammarion un livre avec le prêtre Patrice Gourier intitulé : « Parlez nous d’amour, deux regards sur le couple, le désir et la sexualité ».

Et notre vert provençal de conclure : « Veuf depuis 2001, je n’ai jamais eu de pannes. Ma femme était belle, très belle, gentille, intelligente. Elle aimait le sexe… Je ne l’ai pas remplacée. »

L’amour n’a pas d’âge. Et les amoureux du latin seront d’accord avec les hellénistes pour reconnaître qu’Eros et Agapè forment un heureux couple.

La profondeur de Fabrice Hadjadj

Mardi, avril 15th, 2008

Par Gilles Donada 

J’ai eu l’heur d’interviewer Fabrice Hadjadj, jeune philosophe, dramaturge, et père de famille, converti au christianisme, qui vient de publier « La profondeur des sexes, pour une mystique de la chair » (éditions du Seuil). Une livre exigeant, brillant, tranchant et drôle qui réunifie charnel et spirituel en développant – ô bienfait ! – « une morale qui se moque de la morale ».  On peut également lire chaque mois ses savoureux instantanés, intitulés « Mes prochains », dans Panorama.

Dans son chapitre « défense de l’adultère ou que le mariage est une aventure », il donne la parole au point de vue libertin qui « s’évertue à être fidèle à son coeur si muable. S’il change de fidélité, c’est pour ne pas être parjure. » (page 134)

« Pourquoi changer [de femme] puisqu’elle change d’elle-même ? lui répond Hadjadj. Et ce changement seul est une véritable croissance, riche de nouveauté. [...] Puisque ma femme change en même temps que moi, pourquoi ne pas l’aimer d’un amour toujours neuf ? Avec elle j’aurai aimé une jeune, une fiancée, une femme, une actrice, une mère, une dame, une vieille dame, qui sait ? une morte, une ressuscitée…  » (page 135).

Puis Fabrice Hadjadj rapporte cette anecdote tirée de monde littéraire  »"J’avais un ami qui ne voulait pas se marier, raconte [l'écrivain Jean Paulhan]. Il me disait : « Quand on se marie, il faut renoncer à toutes les femmes, sauf une ». Je savais très bien lui répondre : « Quand on ne se marie pas, l’on renonce à toutes femmes, plus une ».  Il n’allait pas assez loin, corrige Fabrice Hadjadj. Je suggère une réponse plus réaliste : quand on se marie, on accueille toutes les femmes, en une. Mais il faut être assez contemplatif pour s’en apercevoir. Et assez endurant. »

Sommeil du couple et cinéma

Vendredi, avril 11th, 2008

Par Timothée Duboc

L’article qu’Isabelle O’Neill consacre cette semaine au sommeil du couple ( »Pas facile de dormir à deux »), dans les pages Famille, lève un coin du voile sur la chambre à coucher, lieu par excellence de l’intimité du couple. Qui l’eût cru ? C’est aussi un espace culturel, voire le lieu des particularismes nationaux.

En matière de literie, les Français sont ainsi très attachés au lit double (entre 20 et 65 ans, 96 % des couples revendiquent le fait de dormir dans un lit à deux places, selon une récente étude de l’association pour la promotion de la literie). Et cela, dans un lit de 140 cm de largeur pour 60 % d’entre eux. Les couples américains préfèrent, eux l’ »extra king size », les Allemands partagent la même chambre mais ont des lits séparés…

La « norme » semble peser sur les esprits au point que ceux qui dorment mal à deux (25 % des couples, d’après l’enquête) ont bien des réticences à envisager de faire lit à part. Et l’on ne parle pas ici de faire chambre à part, comme le font de plus en plus de couples outre-atlantique.  « La faute au cinéma », écrit le thérapeute conjugal Robert Neuburger, interrogé par Isabelle O’Neill. Car l’image associée à la notion d’amour conjugal est, dans nos représentations contemporaines, celle d’un couple enlacé.  Dès lors, peut-on aller contre un tel fait culturel ? Peut-on s’aimer et préférer dormir séparé ? C’est loin d’être évident, dans un pays peuplé d’incorrigibles romantiques… 

SOS mâle en danger

Mercredi, avril 9th, 2008

Par Gilles Donada 

Entretien passionnant avec le Dr Claudine Onfray, gynécologue à propos des questions de fertilité humaine. Aujourd’hui, de plus en plus de couples ont recours à la procréation médicalement assistée car ils n’arrivent pas à avoir des enfants naturellement.

Le Dr Onfray me communique les chiffres suivants : lorsque la femme est âgée de 25 à 29 ans, le pourcentage de couples stériles est de 7 %. Ce pourcentage passe à 11 % pour la tranche 30-44 ans ; 33 % pour celle des 35-39 ans ; et 87 % de couple stérile quand la femme est âgée entre 40 et 44 ans…

La première raison tient à l’âge moyen de la première grossesse (en 2007, on approche des 30 ans). D’où le message à destination du grand public : « N’attendez pas trop longtemps pour avoir des enfants« , comme l’écrit le professeur François Olivennes dans son dernier livre.  

Plus facile à dire qu’à faire quand les études se prolongent, la carrière tarde à décoller et l’autonomie financière recule comme la ligne d’horizon. Certes, tout serait plus simple si on donnait foi à ce proverbe argentin : « Chaque enfant naît avec un pain sous le bras ». Sous-entendu : les parents trouveront les moyens matériels d’accueillir leur bébé…

Mais, ajoute le Dr Onfray, il y a une autre raison à cette menace sur la fertilité, notamment masculine,  c’est l’influence nocive des pesticides et des différentes types de pollution (alcool et tabac y compris….).

Ce problème d’infertilité croissante ne concerne pas seulement les humains.  »Des espèces animales, constate le Dr Onfray, sont déjà fortement touchées par ce phénomène et ceci sur toute l’étendue de la planète  : les ours polaires comme les alligators tropicaux. Ce phénomène est connu depuis plus de 40 ans, il entraîne maintenant des stérilités complètes chez les mâles et de nombreuses autres pathologies. »

L’infidélité est-elle une vertu ?

Jeudi, mars 13th, 2008

Par Gilles Donada 

L’infidélité est un moyen de mettre du piment dans son couple, de briser la routine, nous susurre cycliquement la presse féminine, rejointe ponctuellement par quelques hebdos généralistes blasés.

A les entendre, l’infidélité serait le nouveau  gadget du couple « moderne » à ranger aux côtés de l’incontournable sex toy (godemichet), qui a désormais son magazine en kiosque… 

J’opposerai le témoignage lumineux, recueilli ce matin, de cette femme d’une cinquantaine d’années, mariée, avec enfants, qui me racontait comment elle avait été courtisée par un sexagénaire, tout aussi marié et père de famille.

En tant que femme, elle fut touchée de sentir « ce regard bon et positif » posée sur elle à un moment où elle en avait « besoin », me confia-elle. Mais elle ne laissa pas l’équivoque s’installer. 

Si nous ne sommes pas responsables de nos attirances involontaires, qui sont dictées par l’alchimie de l’affectivité humaine,  nous avons toujours la liberté de décider de ce que nous voulons en faire : y céder ou pas (il est toujours intéressant, disent les thérapeutes de couples, de s’interroger et de nommer ce qui nous attire précisément chez l’autre : cela révèle, en creux, nos désirs profonds et nos attentes jusque-là non satisfaites dans notre couple).

« Je lui ai répondu, poursuit mon interlocutrice : je suis une femme libre (au sens où je ne me sens pas comme emprisonnée dans mon mariage) et je ne suis pas disponible pour vous. »

Ce « rateau » produisit l’effet d’un « électrochoc » sur le galant éconduit. Une fois le refus digéré, il pris conscience qu’il avait négligé sa femme depuis bien trop longtemps.  Puis vint le moment où il lui en fut même reconnaissant d’avoir osé lui opposer un « non ! », tout aussi ferme que courtois.  A partir de ce jour-là, il sentit renaître en lui le désir de reconquérir sa femme.

Réjouissante Juno !

Mercredi, février 13th, 2008

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Par Gilles Donada 

Profitez-en pendant que le film est encore à l’écran : allez voir Juno ! Le pitch (résumé) de ce film est le cauchemard de tout parent : 

Juno McGuff, une lycéenne effrontée de 16 ans, tombe enceinte de Bleeker, un camarade de classe aux allures d’échalas qui l’appelle tendrement « Ma magicienne ».

Le premier réflexe de Juno est de se rendre dans un centre de consultation en vue d’avorter mais elle décide finalement de garder l’enfant et se met en quête de parents adoptifs….

Le réalisateur Jason Reitman, porté par Ellen Page,  la très prometteuse  actrice canadienne de 21 ans, nous entraîne dans le monde de Juno, sa famille, ses copines… Nous découvrons le visage d’un père divorcé, tendre et très présent auprès de sa fille ; d’une belle-mère, apparemment revêche qui se révèle, elle aussi, un trésor de soutien.

Juno, qui se moque du regard des autres, avance avec confiance, son gros ventre en avant au milieu du regard effaré de ses camarades de classe et ceux, plus méprisants, de certains adultes.

Elle impose sa présence auprès de Mark et Vanessa Loring, le couple adoptant qu’elle a trouvé grâce aux petites annonces. On découvre, avec Juno, combien le désir d’enfant à tout prix peut mettre à l’épreuve un couple, surtout quand les attentes entre le mari et la femme ne sont pas les mêmes…

Ce film est porté par une grâce, une légèreté, un humour tout à fait singuliers, qui contrastent avec le thème, a priori dramatique.

Juno est portée par une force de vie communicative qui perdure une fois l’écran de cinéma éteint.

Françoise Blaise-Kopp chez Delarue

Lundi, février 4th, 2008

Par Gilles Donada 

Je viens d’avoir au bout du fil Françoise Blaise-Kopp, notre psychologue et conseillère pour la rubrique « De vous à nous ». Elle m’a dicté son texte pour un sujet à venir. Ces rendez-vous hebdomadaires sont toujours l’occasion de bavarder ensemble et d’échanger des nouvelles.

Françoise vient de m’apprendre qu’elle avait été contactée, la semaine passée, par l’équipe de l’animateur Jean-Luc Delarue pour l’émission quotidienne « Tout une histoire« . La journaliste de la rédaction avait relevé son nom sur internet dans sa réponse, dans Pèlerin, à Sandrine, 31 ans, dont le conjoint est alcoolique.

Elle a enregistré l’émission en fin de semaine sur le thème « J’ai trop fait souffrir mon conjoint« . Sauf changement de programme, l’émission passe mardi 5 février 2008, de 13h55 à 15h05 sur France 2.

La journaliste l’avait appelé plusieurs fois avant l’émission pour lui décrire le profil des témoins et préparer son intervention autour du thème du pardon. Françoise m’a expliqué qu’en plateau les intervenants parlent d’autant plus que les invités sont un peu courts… Elle a parlé 3 mn en tout et pour tout. Les témoins devaient avoir bien des choses à raconter…

Personnellement, même pour ces trois minutes-là, j’allumerai mon poste !

Françoise a beaucoup apprécié l’accueil de l’équipe de l’émission. « Ils mettent les gens très à l’aise, dit-elle. L’ambiance est très feutrée, anti stress : les coiffeurs et maquilleurs sont calmes et doux et ne cessent de vous répéter : « Ne vous inquiétez pas ». Côté pratique, j’ai été très bien prise en charge, ajoute cette Lyonnaise : billets train, et même – cerise sur le gâteau !  : taxi moto pour se rendre de la gare aux studios de France Télévision, situés sur les bords de la Seine dans le sud-ouest parisien. »

Françoise Blaise-Kopp en taxi moto, il y a des photos qui se perdent !

Scène de ménage

Vendredi, février 1st, 2008

Par Timothée Duboc 

Je sors d’un déjeuner de presse qui s’est révélé des plus instructifs. Son objet : la présentation des résultats d’une enquête commandée à un organisme de sondage par une marque de produits de l’entretien de la maison. Le thème de cette enquête : la répartition des tâches ménagères au sein du couple. De la dynamite, en somme.

La présentation débute… et confirme tout le mal qu’il faut penser des hommes en matière de coopération ménagère : non seulement ils tirent au flanc mais en plus ils affirment le contraire et prétendent souvent mériter la médaille du conjoint solidaire et moderne… ce qu’infirment bien souvent leur moitié. J’avais moi-même confié à l’auteur de l’étude quelques minutes avant qu’il ne la rende publique, que j’étais très peu impliqué dans certains domaines (le repassage, le nettoyage des sanitaires), et nettement plus dans d’autres (les courses, la vaisselle). Quelle imprudence !

Ce fringant trentenaire, sur le point de conclure sa communication et cherchant à illustrer son propos, révèle à l’assistance : « J’ai même rencontré un homme, ici présent mais dont je dévoilerai pas l’identité, qui m’a affirmé que la corvée de vaisselle pouvait représenter un appréciable moment de détente ! » Rires incrédules dans l’assistance… Incrédules et féminins. Et regards qui convergent sur ma petite personne.

Car je dois le préciser : sur la trentaine de journalistes présents nous n’étions que trois hommes, présentateur de l’enquête compris. Le troisième ? Un jovial quinquagénaire décomplexé et prompt à reconnaître que la vaisselle, ce n’était pas son truc et qu’il était d’ailleurs ici un peu par hasard, répondant à une sollicitation qui n’avait rien à voir avec ses « centres d’intérêts habituels ». Sans commentaire.

Le retour des gaines !

Jeudi, janvier 24th, 2008

Par Isabelle Vial

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« Le retour des gaines » nous annonce le dernier numéro de l’hebdomadaire Elle, paru cette semaine.  C’est en tout cas ce que nous traduisons à la rédaction, lorsque l’hebdomadaire féminin arrive dans notre service, lundi soir dernier. L’une des rédactrices en chef rit de la couverture du magazine : la ravissante top model et actrice Laetitia Casta porte un soutien-gorge aux allures de sous-vêtement des années 40 ou 50. « Les gaines dégainent ! », lance l’une de nos collègues, douée pour les formules judicieuses. «  Born again (e) ! » , renchérit Gilles (oui, le « Gil » de Tigiliz).

Il y a la valeur artistique des photos : en pages intérieures, on découvre l’actrice enveloppée d’un élégant noir et blanc, prise en photo à la manière d’une héroïne d’un film italien des années Soixante, et soudain affleurent dans ma mémoire la beauté mélancolique de Monica Vitti ou la sensualité épanouie de Sophia Loren…. Voir ces sous-vêtements revenir à la mode (en couverture de l’un des plus prestigieux hebdomadaires féminins, quelle consécration !), alors qu’ils étaient devenus, avant Mai 68, le symbole même de l’entrave masculine à l’encontre des femmes, voilà qui est croustillant !

Il faut dire qu’en cette année 2008, le Cœur Croisé de Playtex –et Mai 68 !- fêtent leur quarantième anniversaire… Donc, oui, les valeurs d’avant Mai 68 peuvent être « restaurées » : c’est-à-dire considérées à nouveau par notre époque, et non plus rejetées comme faisant partie d’un héritage forcément archaïque et conservateur. Les générations d’aujourd’hui sont en train de se les réapproprier et de les revisiter. Que leurs parents se le disent !… En témoignent par exemple les débats sur l’autorité, qui agitent particulièrement les jeunes parents d’aujourd’hui.

Autre réflexion : et si les mères ou grands-mères des trentenaires d’aujourd’hui se penchaient sur le magazine « Elle » de cette semaine ? Si elles saisissaient ce prétexte (futile, nous sommes d’accord !…) pour partager un moment avec leurs petites-filles ou filles en témoignant de leur époque : car à travers un sous-vêtement, se dit la relation qu’entretient une femme avec son corps, avec les hommes, avec la séduction, avec la sexualité… Non, les jeunes adultes d’aujourd’hui ne considèrent pas les valeurs de leurs aînées nécessairement comme ringardes : la preuve par les sous-vêtements de Laetitia Casta !…

Dossier contraception (2) : la revanche du bio

Mardi, janvier 22nd, 2008

par Gilles Donada

Le dossier « Contraception : ce que les hommes en disent » (Pèlerin n°6528) fut un sujet passionnant à réaliser.

Il y a un vrai plaisir journalistique à aborder un tel sujet pour un public catholique, partagé entre la position officielle de l’Eglise (le rejet des méthodes non naturelles) et la pratique quotidienne (d’après les études sociologiques, la majorité des catholiques ne se distinguent pas du restant des Français dans leurs choix contraceptifs).

Durant mon enquête, mes interlocuteurs (sociologues, psys) qui n’appartiennent pas à la planète catho étaient étonnés et agréablement surpris de voir un hebdomadaire catholique se pencher sur la question sans a priori.

Notre seul parti pris est effet de donner éclairages et des informations dans un domaine souvent marqué par l’ignorance et les idées fausses. Notre angle, comme on dit en journalisme, a été de donner la parole à ceux qu’on entend peu sur le sujet et qui pourtant sont directement concernés : les hommes…

Au cours de mon travail, j’ai découvert, à mon grand étonnement, que 40 ans après son avènement la pilule a encore du mal à passer, malgré notre place de champion du monde en matière de contraception.

Le jeune sociologue Cyril Desjeux, de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, me confiait que la génération des 20-30 ans voit plutôt d’un mauvais œil cette pastille à cause des contraintes liées à la prise quotidienne et surtout à sa nature chimique anti-écologique. La tendance bio produit aussi ses effets dans le domaine de la sexualité ! Les avocats des méthodes de régulation naturelle des naissances (Cler Amour et Famille, Méthode Billings) ont là une occasion inédite de rencontrer les aspirations de nos contemporains…