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Couple : la vaisselle est-elle aphrodisiaque ?

Mercredi, août 6th, 2008

Par Gilles Donada

Pour faire la vaisselle, les hommes ne manquent pas de ressources (publicité).

Les hommes auraient désormais une motivation supplémentaire pour s’impliquer dans le partage des tâches domestiques. Une récente étude du Council of Contemporary Families (CFF), une organisation Nord-Américaine, affirme en effet que “la perception de femmes concernant l’équité et la satisfaction matrimoniale augmentent quand les hommes font plus de travaux à la maison”. Joshua Coleman, le psychologue du CCF assure même que “les femmes disent ressentir plus d’attirance sexuelle et plus d’affection envers leur mari” si celui-ci s’implique davantage à la maison.

Cette nouvelle risque de semer le trouble dans les ménages. Les femmes qui constateraient un brusque changement d’attitude de leur conjoint seraient en droit de s’interroger sur le caractère désintéressé de la démarche masculine… Les maris dont les femmes refuseraient leur offre de service risqueraient d’y lire une version subliminale du “Pas ce soir, chéri, j’ai la migraine”…

Mais pour Robert Neuburger, psychanalyste, psychiatre, vice-président de la Société française de thérapie familiale, qui vient de publier “L’art de culpabiliser” (éd. Payot, 2008, 142 p., 11 €), c’est à la notion même de partage des tâches qu’il faut s’attaquer.

Dans un entretien accordé le 6 août à notre collègue du Monde, Véronique Cauhapé, le thérapeute de couple affirme : “Je me méfie de la notion de partage des tâches qui implique que tout le monde fait la même chose. Si je fais la vaisselle, tu dois la faire. J’ai reçu une patiente qui refusait d’allaiter parce que son mari ne pourrait jamais le faire, il n’était pas question qu’elle soit la seule à se lever la nuit. A l’idée de partage, je préfère l’idée de complémentarité, où chacun s’attelle à des domaines de sa compétence ou de sa préférence. Le couple est basé sur la différence. On l’oublie un peu trop.”

Pour l’heure,  complémentarité rime surtout avec inégalité  : dans le couple “les femmes réalisent environ 70% des tâches purement domestiques et 60% des tâches parentales”, rappelle la sociologue Marie-Agnès Barrère-Maurisson.

Contrôle parental chinois

Vendredi, août 1st, 2008

Par Gilles Donada

www.aujourdhuilachine.com

Discussion ce midi autour du café entre Timothée, Bertrand de pelerin.info et moi. On parlait de la meilleure façon de limiter l’accès des ados au grand tout-et-n’importe-quoi de l’internet.

Bertrand a commencé par nous signaler l’existence de logiciels mais que les mômes arrivent toujours à contourner (ne serait-ce qu’en allant pianoter sur l’ordi non bridé d’un copain..). Bertrand nous a ensuite assuré que le  service Wifi de Ville de Paris est bien protégé.

Puis il a avancé une dernière solution, plus radicale celle-là, mais tout à fait rassurante pour les parents : passer par un fournisseur chinois. L’actualité est là pour nous confirmer qu’en matière de contrôle de l’internet, les Chinois sont tout à fait au efficace.  Au moins là, on est sûr que les enfants n’auront accès qu’à des sites “sûrs”…

Les logiciels de contrôle parental sont peut-être la prochaine ”niche” de l’industrie informatique chinoise.

Sérénité des bébés

Mardi, juillet 29th, 2008

Par Timothée Duboc

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Le droit de garde opposable est l’idée centrale du rapport que la députée UMP Michèle Tabarot vient de remettre à François Fillon. Rappelons-en le principe : tout parent qui ne se verrait pas proposer une solution de garde pour ses enfants de moins de trois ans pourrait saisir la justice. L’idée est séduisante mais, de l’avis même du rapporteur, pas simple à mettre en œuvre, si l’on garde à l’esprit qu’il manquerait 322 000 places en crèche ou chez les assistantes maternelles, estimation sous-évaluée à en croire les calculs de la Cnaf qui évalue les besoins à 430 000 places.Une situation dont pâtissent les parents qui, selon les études, seraient 7 sur 10 à privilégier un accueil en structure pour leurs enfants, à une allocation permettant de financer une garde à domicile.

Et les enfants ? Difficile de demander leur avis à des tout-petits, certes. Faute d’entendre leur point de vue, on lira avec intérêt l’ouvrage signé par Didier-Marie Guénin, intitulé L’enfant de la distance, à paraître le 17 septembre, aux Puf, qui s’intéresse à la place que les enfants occupent vraiment dans la société.

Un livre que l’auteur, sociologue, déclare « né d’un étonnement, celui de percevoir que les enfants d’ici et d’aujourd’hui sont élevés hors du monde, alors même que les enfants des sociétés dites traditionnelles ou les enfants d’hier semblaient élevés dans les jambes de leurs mères, ou dans l’atelier de leur père (…). Hier ou là-bas, l’enfant vit au cœur de la société des adultes. Alors que quand j’observe notre société (…), je ne vois pas d’enfants. Ils sont cantonnés à un univers spécialisé : la crèche, les établissements scolaires, les terrains de sport ou les cours d’éveils variés. »

Récemment réunis à Paris, les membres de l’Association nationale des psychologues pour la petite enfance (Anapsy) s’inquiètent de leur côté de ce que nous préparons dès le berceau une génération de futurs hyperactifs. Elles soulignent le risque que présente pour les bébés le fractionnement de leur emploi du temps et de leur accompagnement par des personnes et en des lieux multiples, rançon de l’évolution de nos sociétés vers une gestion « où rapidité, immédiateté, efficience et rentabilité sont les mots d’ordre ».

Trouver des solutions permettant de concilier vie professionnelle et garde des enfants est une nécessité. Mais attention au prix qu’on leur fait payer, y compris aux plus jeunes d’entre eux. L’un des enjeux les plus épineux de l’éducation pourrait bien être, désormais, de concilier vie professionnelle et sérénité des enfants.

Comment peut-on oublier son enfant dans sa voiture ?

Mercredi, juillet 23rd, 2008

Par Gilles Donada

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On ne peut plus regarder ce spot TV automobile sans frissoner. On voit en gros plan un père prenant un plaisir manifeste à la conduite de sa voiture. Il traverse des bois, une plaine.  Soudain, un “hum, hum” venu de la banquette arrière tire le conducteur de sa rêverie. L’homme se retourne et découvre ses deux enfants qui le regardent, les sourcils froncés : “Et l’école, alors ?” [vendredi 25 juillet, on apprend que Peugeot a été obligé de retirer sa campagne de publicité ]

 

Le slogan de la campagne Peugeot supprimée :
”7h42: vos enfants sont à l’arrière pour aller à l’école
15h37: vos enfants sont toujours à l’arrière.
La conduite passe avant tout.

Depuis le début de l’été, la réalité est plus funeste que le monde de la pub TV. Le 18 juin à Béziers,  un père oublie sa fillette de 19 mois qui décède de deshydratation ; le 15 juillet  à Pont-de-Chéruy (Isère),  c’est le tour d’un garçon de deux ans et demi, oublié par son père pharmacien ; et le hier, le 22 juillet, une fillette de trois ans meure dans les mêmes conditions à Saint-Marcel (Saône-et-Loire).

 Le scénario est à peu près identique : un père part au travail et accompagne son enfant à la garderie, mais il oublie ce dernier dans sa voiture qu’il gare en plein soleil. Le soir, en rentrant chez lui, il découvre son enfant inanimé, mort par de déhydratation.

Comment peut-on en arriver à oublier son enfant toute une journée sans s’en rendre compte ? Devant le caractère totalement incompréhensible de cet oubli (en “état de choc”, les pères ont dû être hospitalisés), on cherche à comprendre l’inexplicable.

Sur RTL, le  pédopsychiatre Stéphane Clerget apporte un éclairage en évoquant le rôle joué par ”la mémoire procédurale“ : celle qui est mise en oeuvre dans les gestes habitules et qui nous fait agir en “pilote automatique“, endormissant ainsi notre “vigilance“. Cette mémoire, rappelle les scientfiques, permet me mener à bien des tâches ordinaires (conduire sa voiture, manger) “sans devoir être totalement concentré sur ces tâches”.

L’habitude de se rendre directement au travail aurait été plus forte que celle d’accompagner ses enfants à la garderie… Le pharmacien de 38 ans a reconnu, rapporte le procureur de la République de Vienne, qu’il n’avait pas l’habitude de transporter son fils unique l’après-midi…

Ce matin, dans le Figaro, la sociologue Christine Castelain-Meunier, spécialiste de la question masculine, souligne la “difficulté des hommes à se glisser dans la peau du père contemporain” qui sait “combiner sphère professionnelle et sphère familiale“. Elle ajoute : “La capacité d’intériorisation de l’enfant par l’homme est encore insuffisante” : “Là où la femme pense en permanence à l’henfant, y compris au travail, l’homme continue d’être considéré d’abord - et avant tout comme un salarié. Et cela n’aide pas.”

Pour Françoise Blaise-Kopp, psychologue et conseillère à Pèlerin, ce genre d’oubli tragique est, pour une part, symptômatique d’une trop grande déconnection entre le cerveau gauche (celui du langage, de la logique, de l’analyse, de la perception du passé et du présent) et le cerveau droit (siège de la perception spatiale et du temps présent et futur, des émotions, des connaissances non verbales, etc.). Les hommes, dit-on, fonctionnant davantage avec leur cerveau droit, et les femmes avec leur cerveau gauche. Mais là, encore, gardons nous de généraliser. En mai 2007,  c’est une maman belge qui avait oublié son bébé de 9 mois dans sa voiture. Avec les mêmes conséquences tragiques.

Toutes ces pistes de réflexion, si elles sont utiles, trahissent notre besoin, naturel et louable, de mettre en mots l’incompréhensible ; mais on finit pas se heurter à un mur. 

Après une telle tragédie, d’autres questions vitales viennent à l’esprit. Comment (se) pardonner, soi-même et en couple, un tel oubli ? Comment affronter le regard des autres enfants qui ne comprennent pas comment papa a pu oublier le petit frère ou la petite soeur dans la voiture. Des questions qui donnent le vertige. Il faut apprendre à vivre avec des questions insolubles.

Galet fraîcheur écologique

Mercredi, juillet 16th, 2008

Par Gilles Donada

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En cette période estivale, voici une suggestion envoyée par une lectrice de Paris, Geneviève pour se fabriquer un système de climatisation on ne peut plus écologique.

“Pour luttre contre les effets nocifs de la chaleur, nous écrit-elle : mettez au frigo des galets. Ils gardent longtemps le froid, ne mouillent pas comme des linges humides, et se passent sur le front, les tempes, les joues, le cou, la nuque, les bras, l’estomac, etc.”

Sa phrase de conclusion sonne comme le slogan d’une réclame des années cinquante : “Le galet, un rafraîchissement saisissant qui dure longtemps !”

Couple : stop la violence !

Mardi, juillet 8th, 2008

Par Gilles Donada 

“En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon”, rappelle Amnesty International qui a lancé il y a quelques jours une campagne contre ce fléau en s’appuyant sur film de 2 mn 30 réalise par Olivier Dahan et mettant en scène les acteurs Didier Bourdon et Clotilde Courau. Un film choc pour une réalité qui l’est tout autant.


Ne restons pas muets face aux violences conjugales
par Amnesty_France

Une étude publiée ce jour par l’Observatoire national de la déliquance (OND) rappelle que les violences conjugales représentent un quart des violences volontaires en France en 2007 et sont “en forte augmentation”.

La violence, c’est bien sûr les coups mais ce sont aussi - et on l’oublie parfois - des propos ou des attitudes qui dénigrent, humilient et dégradent. Ce sont des rapports sexuels non consentis, autrement dit un viol. C’est enfin une violence économique qui vise à priver la femme de ses besoins, ou à les contrôler.

“C’est la première fois qu’on arrive à ce constat”, conclut Christophe Soullez, chef de département à l’OND.  

Une famille chinoise au quotidien

Jeudi, juin 26th, 2008

Par Timothée Duboc

La famille Li au complet 
(photo Lucas Schiffres)

Les Jeux Olympiques approchent et, cette semaine, Pèlerin pose cette question : “Qu’est-ce qui fait courir la Chine ?” Vaste sujet auquel notre hebdo consacre 45 pages, dont 5  au portrait d’une famille typique des classes moyennes émergeantes, les Li, grands-parents, parents et enfant unique vivant sous un même toit, dans la banlieue de Shanghai.

C’est cette  famille attachante, aux façons de vivre parfois déroutantes pour des observateurs occidentaux, que nous vous proposons de retrouver sur le blog, à travers la galerie de photos prises par Lucas Shifres et commentées par Carrie Nooten. Déroutante en effet cete cohabitation intergénérationnelle, situation courante en Chine, qui met à mal l’intimité conjugale pour Li Daquan et Quang Yun, les jeunes parents de la petite Li Siqi. Déroutante ( quoique !), cette focalisation des quatre adultes autour de l’enfant - roi unique…

Cette famille typique, comme on en rencontre tant dans les grandes agglomérations chinoises, Carrie Nooten et Lucas Schifres, l’ont dénichée par hasard, après bien des difficultés : face à des journalistes occidentaux, les 7 premières familles approchées, d’abord bien disposées, ont finalement fermé leur porte… Un peu découragée, Carrie s’est ouverte de ses difficultés au jeune couple auquel elle avait donné son ordinateur à réparer. “Huanying (Bienvenue) chez les Li !” lui ont spontanément répondu Li Daquan et sa jeune femme Quang Yun…

L’on comprend dès lors que c’est pur hasard si la famille compte parmi ses membres une chrétienne, en l’occurence la maman du jeune époux, Gao Cuilan… Une chrétienne incapable de préciser si elle est catholique ou protestante (voir ci-dessous la légende de la photo de la grand-mère posant devant une représentation du Sermon sur la Montagne) !

Dernière précision concernant les coulisses de ce reportage : Carrie a dû l’interrompre pour se rendre au Sichuan, plusieurs centaines de kilomètres au Nord de Shanghai, sur les lieux du tremblement de terre qu’elle couvrait pour différents médias. Lors d’une brève liaison téléphonique que nous avons pu établir avec elle, au soir d’une première journée sur place, elle ne nous a dit combien elle était éprouvée par les images de ces survivants qui erraient dans les décombres des villes, à la recherche de proches disparus. Son désir le plus cher était de repartir au plus vite, pour boucler son reportage chez les Li et se replonger dans le quotidien d’une famille sans histoire ou, plutôt, dont l’histoire se trame de ces liens d’amour, de communauté et de solidarité qui ressemblent fort au bonheur. 

Trisomie et bêtise

Jeudi, juin 19th, 2008

Par Isabelle Vial

Ce matin, à la lecture d’un article dans le quotidien Le Parisien (1), mon sang n’a fait qu’un tour. “Rédige une note de blog !”, me suggère Gilles, à qui une occasion de nous encourager à écrire sur le blog n’échappe jamais. Il a raison : quand on est en colère, on espère que “ça ira mieux en le disant” …

Très benoîtement ( encore que…), l’auteure de l’article nous annonce que désormais, dans toutes les maternités de France, un nouveau procédé sera généralisé. Il permettra de savoir, aux alentours de deux mois et demi de grossesse et en un seul test plus rapide (contre deux ou trois étapes aujourd’hui, entre les 3ème et 5ème mois) si l’enfant que porte une femme a une trisomie 21.

Jusque là, on se réjouit avec l’auteur de l’article. Mais on ne la suit plus du tout lorsqu’ intervient un médecin qui dit en substance que grâce à cette “avancée pour les femmes […], en deux mois et demi tout sera réglé”. Ah bon, parce que les couples qui sauront qu’ils attendent un enfant trisomique n’ont donc que le “choix” de faire une interruption médicale de grossesse ? Auront-ils encore le droit moral, et le temps, de réfléchir à la possibilité d’accueillir cet enfant en toute connaissance de cause ? Ce test viendra-t-il renforcer la tendance de certains médecins à considérer que “puisqu’il est possible de savoir, il est normal d’éviter” ?

Autre inconvénient de la situation actuelle, selon l’auteure de l’article : vivre dans l’attente de ce ”verdict” (…) “entame souvent la sérénité des premiers mois de grossesse”. Ah oui ? Accepter ce risque quand on est enceinte est-il si terrible qu’on ne puisse vivre avec ? N’y a-t-il pas d’autres risques bien plus terribles que celui-là ? Ce ”risque” ne représente-t-il seulement qu’un risque ? Ne peut-on pas aussi considérer qu’il fait partie du bonheur à accueillir toute vie, sous toutes ses formes ? Ne prend-on pas de risques plus énormes encore quand on donne la vie ? Existera-t-il un jour un test dépistant les maladies des enfants, les troubles en tout genre ou les fractures du crâne ?

Rassurons-nous : c’est un logiciel qui sera chargé de calculer si un foetus est porteur de Trisomie 21. Adieu les hommes et la pesante infinitude de leurs questions, bienvenue chez les robots.

(1) “On peut détecter la trisomie 21 dès les premières semaines”, par Laure Pelé Le Parisien du jeudi 29 juin 2008.

Téléphone portable : prenez vos précautions !

Mardi, juin 17th, 2008

Par Gilles Donada

Comment ne pas lire sans frémir l’appel, relayé par le Journal du Dimanche (du 15 juin 2008), des 20 scientifiques sur les risques provoqués par l’utilisation du téléphone portable sur le cerveau, notamment sur celui des enfants de moins de 12 ans (lire le texte intégral de l’appel).

Si les scientifiques n’ont pas encore assez de recul pour mesurer précisément l’impact des champs magnétiques du portable sur le corps humain, ils en savent déjà assez pour émettre des recommandations qui n’ont rien de rassurant.

Pour l’instant, les opérateurs de téléphonie se taisent. N’est-on pas à la veille d’un scandale du type de celui de l’amiante ?

Pénétration des champs électromagnétiques des téléphones portables au niveau du cerveau
Pénétration des ondes électromagnétiques
dans le cerveau humain en fonction de l’âge.

Les 10 conseils des scientifiques

1. N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d’urgence. En effet, les organes en développement (du foetus ou de l’enfant) sont les plus sensibles à l’influence possible de l’exposition aux champs électromagnétiques.

2. Lors de vos communications, essayez autant que possible de maintenir le téléphone à plus d’1 m du corps (l’amplitude du champ baisse de quatre fois à 10 cm, et elle est cinquante fois inférieure à 1 m.

Dès que possible, utilisez le mode « haut-parleur » ou un kit mains libres équipé d’un tube à air dans ses derniers 20 cm qui semble moins conduire les ondes électromagnétiques qu’un kit mains libres filaire traditionnel,ou une oreillette bluetooth (moins d’1/100e de l’émission électromagnétique du téléphone en moyenne).

3. Restez à plus d’un mètre de distance d’une personne en communication, et évitez d’utiliser votre téléphone portable dans des lieux publics comme le métro, le train ou le bus où vous exposez passivement vos voisins proches au champ électromagnétique de votre appareil.

4. Evitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous, même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit (sous l’oreiller ou sur la table de nuit) et particulièrement dans le cas des femmes enceintes – ou alors le mettre en mode « avion » ou « hors ligne/off line » qui a l’effet de couper les émissions électromagnétiques.

5. Si vous devez le porter sur vous, assurez vous que la face « clavier » soit dirigée vers votre corps et la face « antenne » (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.

6. N’utilisez votre téléphone portable que pour établir le contact ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition). Il est préférable de rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire (et non d’un téléphone sans fil -DECT- qui utilise une technologie à micro-ondes apparentée à celle des portables).

7. Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de côté régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre l’oreille, attendez que votre correspondant ait décroché (baisse de la puissance du champ électromagnétique émis).

8. Evitez d’utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train (augmentation maximale et automatique de la puissance lors des tentatives de raccordement à une nouvelle antenne relais ou à une antenne distante).

9. Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (limite la durée d’exposition et la proximité du corps). p>

10. Choisissez un appareil avec le Débit d’Absorption Spécifique (DAS) le plus bas possible par rapport à vos besoins (le DAS mesure la puissance absorbée par le corps). Un classement des DAS des téléphones contemporains des différents fabricants est disponible sur www.guerir.fr, le site de David Servan-Schreiber, professeur de psychiatrie clinique et coordinateur de cet appel.

Ces pères qui n’oublient pas de le rester

Dimanche, juin 15th, 2008

Par Timothée Duboc

Il y a une réelle tendance, parmi ceux qu’on a coutume de nommer ”leaders d’opinion”, à promouvoir le modèle du père qui s’investit dans l’éducation des enfants. Je pense au récent portrait, dans Le Monde (édition du 16-05-08) du nouveau boss de la Société Générale, Frédéric Oudéa, fringant quadra qui succède à Daniel Bouton. La journaliste Anne Michel, qui a signé l’article, rapporte :  ” (…) Le nouveau directeur général affirme qu’il n’est pas prêt à tout sacrifier pour sa nouvelle vie. Façon de peaufiner son image de patron zen nouvelle génération ? “Je suis le seul dirigeant du CAC 40 qui sort de chez lui le matin avec une couche bébé à la main”, lance-t-il un brin bêcheur.”

Dans l’édition datée du 23 mai de ce même quotidien, Michelle Obama, l’épouse du candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine, déclare quant à elle, sous la plume de Corine Lesnes  : “Nous sommes un jeune couple avec de jeunes enfants […]. Nous continuons à vivre la même vie que la plupart des Américains.”La journaliste d’expliquer : ” Michelle, 44 ans, avait des réticences quand son mari s’est lancé dans la course à l’investiture du Parti démocrate à la présidentielle. Elle voulait préserver leur vie de famille. Elle voulait savoir, aussi, si Barack avait des chances face à la “machine” Clinton ou s’ils perdaient leur temps. Elle n’a dit oui qu’en posant ses conditions : que Malia, 9 ans, et Sasha, 6 ans, voient leur père une fois par semaine. Et qu’il arrête de fumer. Ce qu’il a fait.”

Certes, dans ce second cas, l’on voit bien l’importance du rôle de l’épouse dans les arbitrages vie familiale - vie professionnelle (et publique !). Mais tout laisse à penser que les conditions qu’elle a pu poser relèvent d’une vision partagée dans le couple et non d’un rapport de forces. Barack Obama vote ainsi sûrement pour la vie de famille, lui aussi, et pour une présence accrue du père auprès de ses enfants.

Si c’est bien sûr auprès de leurs femmes ou compagnes que les jeunes pères qui travaillent trouvent aujourd’hui les alliés les plus impliqués sur ce terrain, ils s’en découvrent de plus en plus souvent au sein même de leurs entreprises, en la personne de leurs supérieurs hiérarchiques. C’est ce que l’on comprend en lisant le dossier signé par Muriel Rivault dans les pages Famille du numéro de Pèlerin en vente chez les marchands de journaux cette semaine.

Où l’on découvre qu’un changement de mentalité en profondeur se dessine dans la nouvelle génération des jeunes managers. Adieu la figure du père pour qui seul comptait le travail… “Aujourd’hui, quand ces cadres deviennent pères, ils suppriment sans hésiter les réunions à 18 heures pour rentrer plus tôt chez eux, et tout le monde suit. Demain, ils dirigeront les entreprises. Voilà un avenir prometteur pour les familles !” observe Bénédicte Bertin-Mourot, une sociologue au CNRS, spécialiste du sujet, qu’a interviewée notre journaliste. Sans attendre demain, bonne fête à tous les papas.

    

Amours et tribunal

Jeudi, juin 5th, 2008

Par Gilles Donada

L’affaire de l’annulation du mariage pour cause de non-virginité a plongé notre service dans la perplexité, voire le malaise. Comment y voir clair parmi tous ces commentaires mêlant sans distinction arguments juridiques, politiques, moraux, culturels, idéologiques, religieux ? Et toutes nos pensées finissaient par converger vers cette femme répudiée…

Dans cette affaire, cette femme a été réduite par son mari au rang de marchandise avariée avec la complicité inconsciente de la justice.  On parle beaucoup de la judiciarisation des relations professionnelles, mais la gangrène s’étend désormais à toutes les relations humaines, et notamment familiales.

On voit se multiplier les procès d’enfants contre leurs parents, de petits-enfants contre leurs grands-parents, et, bien sûr, ce n’est plus nouveau, de mari contre épouse, et réciproquement. Désormais, on préfère “régler” les problèmes relationnels au tribunal plutôt que de se parler. D’où le boom du métier de médiateur qui permet d’agir en amont du tribunal en facilitant le règlement de litiges et évitant l’engorgement de ce dernier.

Coïncidence amusante, je viens à l’instant de recevoir un communiqué de presse de l’Institut catholique annonçant pour le 14 juin la célébration de la fête de la médiation !

Ce phénomène de judiciarisation des relations humaines se conjugue à une logique contractuelle. Inspirée du droit commercial, la mentalité contractuelle cherche à envisager tous les cas de figure qui vont se présenter dans une vie afin de régler par avance les droits et les devoirs de chacun sous forme de clauses pointilleuses et tarabiscotées. Quelle vision de la vie ! “Chéri,  ce soir je sors avec des copines ce soir ! - Un instant, mon amour, je regarde ce que prévois l’article BX-42-457 de notre contrat de mariage.”

Cette logique est inhumaine car oublie que la vie est imprévisible et qu’elle est une surprise. Dans la vie de couple, elle se traduit par une logique d’alliance. Quand je dis oui à celle que j’aime, je ne connais pas tout de son passé affectif, sexuel, génétique, éducatif, ni elle du mien. D’ailleurs, je me connais si peu moi-même… Est-il raisonnable de penser que je serai exactement le même dans 10, 15, 30, 50 ans ?

Le oui que je te donne aujourd’hui est un pari, une promesse de vie,  une sorte de folie. C’est vrai, je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve en bon comme en mauvais (mais ne dit-on pas qu’on “se marie pour le meilleur et pour le pire”) mais je sais une chose : ce risque, cette aventure, c’est avec toi que je veux la vivre  !

Un taureau qui peut être vache

Vendredi, mai 30th, 2008

Par Gilles Donada

La boisson Red Bull

La nouvelle a fait des bullles cette semaine : la boisson énergisante Red Bull sera en vente libre en France à partir du 15 juillet, après douze ans d’interdiction. Argument du ministère de l’Economie qui a donné son feu vert : le produit est déjà autorisé dans 25 pays européens sur 27… Pourtant, rappelle la Parisien, qui a consacré deux pages au sujet dans son édition du 29 mai, l’Agence française de sécurité sanitaire recommande de ne pas pas dépasser l’absorption de deux canettes par jour…

Composée de caféine (l’équivalent d’un café bien serré) et de taurine (un acide aminé découvert en, 1827 dans la bile de taureau et présent dans des aliments comme le poisson et les crustacés), cette boisson cible en priorité les ados et s’inscrit dans le culte de la performance ambiant dont le credo pourrait se résumer à “Pour vivre mieux, vivons dopés !”

A ce niveau, on est bien d’accord, il s’agit “simplement” de substances énergisantes, de cocktails de vitamines… Mais en instillant insidieusement l’idée qu’il est “cool” de prendre des produits stimulants, on prépare le terrain à la prise d’autres substances moins licites. Et faire la promotion du Red Bull - boisson énergétique qui élimine les toxines durant l’effort physique et combat les crampes musculaire et la fatigue - tout en menant des campagnes contre le dopage, n’est-ce pas un peu schizophène ?

Pour vendre ce soda jaune, le fabricant joue sur l’image du taureau, stylisé sur la canette, pour y associer des notions de force, de puissance, d’invicibilité. Et les mômes tombent dans le panneau. Mon fils de 11 ans est revenu du collège la semaine dernière en me soutenant mordicus que le Red Bull est à base de testicules de taureau !

Autre inquiétude : cette boisson réduit la sensibilité à l’alcool. Schizophrénie, encore. D’un côté, les pouvoirs publics s’inquiètent de l’alcoolisation croissante des ados à travers des pratiques comme le Binge drinking (en Angleterre et en Irlande) ou le botellón (en Espagne) qui consistent à boire le plus d’alcool possible en très peu de temps, parfois jusqu’à perdre conscience ;  de l’autre, les mêmes pouvoirs publics autorisent la mise en circulation d’un produit qui neutralise le système d’alarme naturel et permet de boire plus sans s’en rendre compte.

Les parents et les éducateurs, quant à eux, voient rouge.

La vérité sur la fête des mères

Dimanche, mai 25th, 2008

Par Gilles Donada

Aujourd’hui, les familles célèbrent la fête des mères. Pas toutes, cependant car pour un certain nombre de parents, la fête des mères aurait des relents idéologiques nausébonds : elle aurait été inventée par le Maréchal de Pétain et le régime de Vichy.

Le sociologue Eric Donfu vient opportunément rétablir la vérité… historique. “La fête des mères, précise-t-il,  est en fait une fête vieille comme le monde, internationale et quasi universelle !”

Il rappelle qu’elle était “déjà célébrée dans l’Antiquité par les Grecs, qui fêtaient Rhéa et la fécondité et par les Romains qui célébraient les Matraliae, du mot latin mater qui veut dire mère. […] La fête des mères telle que nous la connaissons aujourd’hui, est née à Boston, aux États-Unis, en 1872, à l’initiative de Julia Ward Howe. Cette idée fut reprise au début du XXe siècle par une institutrice, Ana Jarvis : inconsolable après la perte de sa mère, elle remua ciel et terre pour faire accepter l’idée d’une fête nationale célébrant toutes les mères. Et elle obtint gain de cause. Si le Mother’s Day est fêté depuis 1912 aux États-Unis le deuxième dimanche de mai, c’est parce que c’est le jour où Ana perdit sa maman adorée.

Contrairement à la légende, cette fête n’est donc pas une invention de Vichy. Elle fut célébrée pour la première fois en France au mois de juin 1906, dans l’Isère, sur l’initiative de l’Union fraternelle des pères de famille. Elle avait déjà été évoquée par Napoléon en 1806 et fut proclamée le 9 mai 1920, dans le but de célébrer les familles nombreuses et d’encourager le repeuplement de la France après l’hécatombe de la guerre de 1914-1918. La première cérémonie eut lieu le 20 avril 1926. Si Pétain l’utilisa en 1941 pour faire la propagande de la bonne ménagère soumise et dévouée, c’est après la Libération qu’elle fut officialisée par la loi du 24 mai 1950, afin « que la République française rende officiellement hommage aux mères ». Et les conquêtes des femmes ne remirent pas en cause ce symbole familial.”

Voilà qui enlève un prétexte à tous ceux qui cherchaient une excuse pour ne pas célébrer ce jour ! 

Allez, sans rancune et… bonne fête maman !

Privés de télé !

Vendredi, mai 23rd, 2008

Par Gilles Donada

Vous n’avez sûrement pas échappé cette semaine au défi lancé par ces 250 élèves de l’école Ziegelwasser, située en banlieue de Strasbourg. Ces petits téméraires, âgés de 6 à 11 ans, ont décidé de passer dix jours sans écran de télévision, d’ordinateur ou de jeu vidéo.

Psys, profs, éducateurs ont applaudi à cette initiative, intitulée “Défi, 10 jours pour voir autrement”,  qui vise à endiguer ce qui est décrit comme une véritable addiction infantile. Selon l’un des concepteurs de l’opération, les enfants passeraient en effet 1200 heures par an devant leur écran de télévision contre 800 h à l’école…

Chez les parents interviewés, on sentait cependant poindre un certain scepticisme quant à la capacité de résistance de leur progéniture… 

J’ai une autre hypothèse qui pourrait expliquer ce pseudo scepticisme : par un phénomène de “projection” bien connu des psys, les adultes attribuent à leurs gamins ce qui n’est, en fait, que leur propre inquiétude. Car, en toute logique - et pour montrer l’exemple -  ils seront eux aussi privés de télé pendant 10 jours. 

Et pour eux, le défi prend une autre ampleur si l’on regarde les chiffres : selon l’institut Médiamétrie,  la fameuse ménagère de moins de 50 ans a consommé, en 2007, 3h40 de télé par jour contre “seulement” 2h12 pour les enfants de 4 à 14 ans…

Imaginez l’horreur ! Vous rentrez harassé du travail. Derrière la porte, votre enfant vous attend tout guilleret pour jouer à la bataille navale ou à une partie de cache-cache dans le parc voisin. Pendant que vous préparez le repas, votre rejeton gambade dans vos pattes, au lieu de rester bien tranquillement rivé à son jeu vidéo ou à ses dessins animés. Bref, pas une seconde pour souffler !

Vous espérez un peu de répit à table ? Illusion ! Il faudra trouver d’autres sujets de discussions que les réactions aux reportages du 20h ou les ultimes rumeurs sur la vie privée des héros de votre série télévisée favorite.

Mais tout cela n’est rien comparé à ce qui vous attend le week-end. A vous de programmer, sorties, activités communes ou trouvailles pour que les enfants s’occupent tous seuls! 

Le samedi soir, vous vous délecterez d’une interminable partie de ce bon vieux Monopoly, ou, avec un peu de chance, votre gamin vous offrira une initiation gratuite au jeu de cartes Pokémon !

A mon avis, les premiers à craquer ne seront pas ceux qu’on croit.

Politique familiale

Jeudi, avril 17th, 2008

Par Isabelle Vial

Cafouillages ou fouillis ? Ce matin, au moment de rédiger cette note de blog, tombe la nouvelle de la parution du décret, qui modifie, à compter du 1er mai, les règles de calcul des allocations familiales. La majoration du montant de ces allocations est revue : aujourd’hui accordée à partir de l’âge de 11 ans, elle sera augmentée mais versée désormais à partir de l’âge de 14 ans. La caisse d’allocations familiales devrait économiser 138 millions d’euros par an. Mais au total, sur l’ensemble des versements accordés entre le onzième et le dix-huitième anniversaire d’un enfant, les familles perdront en moyenne 600 euros par enfant….

Cette mesure intervient quelques jours après le « couac » autour de la carte famille nombreuse et alors que sont publiés des chiffres alarmants sur la reprise de l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat. «Les prix sont fous » proclame en Une un quotidien ce matin. Volonté du gouvernement, maladresses, « coups de sonde » vis-à-vis de l’opinion publique sur les sujets familiaux ?

A la SNCF, le trafic concerné par le tarif « Familles Nombreuses » a diminué de 33% entre 1979 et 1999, alors que le trafic voyageurs total a augmenté de 24% dans le même temps. La raison ? Notamment le report vers des tarifs commerciaux plus avantageux. D’ailleurs, les tarifs sociaux de la SNCF représentent aujourd’hui seulement 1% des déplacements de voyageurs. Alors, qu’est-ce qui doit l’emporter : la « tarification commerciale » ou la « tarification sociale » ?