Connaissez-vous le « coaching éthique » ?

Sophie Soria

Dans un récent dossier sur le coaching (Pélerin N° 6561, du 28 août 2008), j’avais rencontré une ex-coach, Sophie Soria, auteur de Un coach nommé Jésus (InterEditions, 2005) et son futur mari, qui m’avaient tous deux longuement, et avec grande sincérité, parlé de leurs itinéraires professionnels et personnels. Ils avaient tenu à livrer leurs souffrances personnelles et leur foi profonde. Sophie Soria aujourd’hui quitté le coaching au sein duquel elle a mené sa carrière pendant quinze ans. Elle avait une démarche inédite et originale : faire du « coaching éthique ». Selon elle, il était devenu de plus en plus difficile d’imposer aux dirigeants des entreprises dont elle « coachait » les salariés de respecter une certaine déontologie, notamment sur la confidentialité de ses échanges.

Aujourd’hui, Sophie Soria a entrepris de lutter contre le harcèlement moral. Secrétaire générale de l’Atelier Européen, elle organise des stages de reconstruction par le théâtre  pour les victimes de harcèlement moral et de violences psychologiques.

Isabelle Vial

27/10/2008

2 Réponses pour “Connaissez-vous le « coaching éthique » ?”

  1. Redigé par Mathilde Bertrand:

    Les règles éthiques sont en effet très importantes dans l’exercice du métier de coach.
    Vous signalez notamment la règle de confidentialité des échanges entre le coach et le coaché durant les séances de coaching.
    Il est légitime que le dirigeant de l’entreprise cliente, acheteur du coaching, demande un retour sur le coaching effectué, pour apprécier son efficacité, sur la base d’objectifs initialement fixés d’un commun accord entre le représentant de l’entreprise, le coaché et le coach et figurant sur ce qu’on appelle communément une « convention tripartite ».
    Mais ce retour ne peut se faire qu’au travers d’un bilan lui-même tripartite à l’issue du coaching, et éventuellement également en cours de mission.

    Quant aux échanges en eux-mêmes, tenus au cours de chaque séance, ils restent la propriété du coaché, et le coach est tenu à leur confidentialité.

    Il peut arriver que certains dirigeants sollicitent directement le coach pour obtenir des informations, voire une appréciation ou un « jugement » du coach sur le coaché… Le devoir d’intégrité du coach est alors de s’y refuser : d’une part parce qu’il s’engage à un soutien inconditionnel du coaché (posture de coach), et pour les raisons de confidentialité évoquées ci-avant.

    L’appartenance du coach à la Fédération Francophone de Coachs Professionnels (FFC Pro) est une garantie d’éthique, par son engagement à respecter notre charte de déontologie, prévue notamment pour éviter ces dérives quelquefois constatées par ailleurs.

    Pour en savoir plus sur le code de déontologie de la FFC Pro, je vous invite à le consulter sur notre site http://www.ffcpro.org, ou en vous rendant directement à la page concernée : http://www.ffcpro.org/content/view/68/30/

    Je vous invite également à vous reporter à l’ouvrage « Agir en coach : les bonnes pratiques d’un coaching professionnel » (ESF Editions), co-écrit par un collectif de coachs appartenant à la FFC Pro. L’ouvrage explicite entre autres les aspects éthiques de la profession.

    Bien cordialement,
    Mathilde Bertrand
    Présidente de la FFC Pro

  2. Redigé par ANNETTERichardson30:

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