Nous sommes des bêtes !
Plus jeune, j’avais plutôt la dent dure contre les “mémères à chien-chien”, tant leur intérêt pour un quadrupède jappant et bavant me semblait incompréhensible. Et leur leitmotiv ”Les animaux, eux au moins, sont fidèles” avait le don de me hérisser le poil. Mais j’ai compris depuis que cette remarque révélait, en creux, leurs blessures et leurs déception devant l’inhumanité de certains de nos frères bipèdes.
J’ai découvert que la présence d’un chien assure aux personnes âgées une petite heure de marche par jour en moyenne : il faut bien sortir Médor matin et soir pour qu’il fasse ses besoins. Ces sorties sont, en outre, une occasion de maintenir des liens de proximité. Sur le trottoir, entre maîtres et maîtresses, on échange facilement des petits mots canins.
Ma chère voisine octogénaire a sa maison remplie de photos de son fidèle Douchka, un caniche au regard brillant décédé il y a une dizaine d’années. Ma voisine, qui vit seule, refuse de prendre un nouvel animal de compagnie car elle s’inquiète du sort qui sera réservé à son chien après sa mort…
Confidence pour confidence, je suis plutôt de la secte des miaou-miaou que de celle des ouaf-ouaf. Tradition familiale… Nous disposons d’ailleurs à la maison d’un modèle particulièrement soyeux nommé Luna : une sorte de chat aux allures de peluche à la queue en plumeau.
Luna dans sa phase hyperactive…
Son activité (si je peux employer ce mot) est fascinante : elle passe le plus clair de son temps à se prélasser sur le carrelage et les différentres sièges de la maison. Les seuls vestiges de son instinct félin se cristalise lors de chasses vespérales où elle traque le moucheron étourdi et le papillon égaré.
Luna a noué une singulière amitié avec le chat d’une voisine. Ce matou, noir comme le charbon, surgit du fond de la nuit car il s’appelle Zorro. Matin et soir, ils se donnent rendez-vous pour jouer commes des gamins : ils se poursuivent, se sautent dessus, roulent dans l’herbe enchevêtrés, et s’invitent, à tour de rôle sur les canapés de leurs maîtres respectifs, voire sur celui de la maîtresse de feu Douchka.
Véritable personnage, Luna est devenu, à ma grande surprise (teintée de gêne, je l’avoue) le 5e membre de la famille. On s’inquiète de savoir si elle a bien mangé, on accueille son arrivée par un “Luna !” sonore, on vérifie qu’elle n’a pas découché, on la brosse régulièrement… En espagnol, un chat se dit gato ; nous, nous sommes plutôt gâteux. En français dans le texte.
C’est mon fils qui avait adopté Luna à l’époque où elle pouvait encore tenir dans la paume de la main. Ma fille de 14 ans a trouvé en elle une compagne discrète qui, elle au moins, ne lui reproche pas le désordre de sa chambre mais qui au contraire en apprécier le charme en se lovant sur les monceaux d’habits qui traînent sur le sol.
Quant à ma femme, elle considère Luna comme un véritable doudou : elle ne peut pas fermer l’oeil tant que la boule de poils n’a pas pris ses quartiers nocturnes dans notre chambre…
Et vous, quelles relations avez-vous tissées avec votre animal de compagnie (chat, chien, lapin, hamster, cochon d’Inde, ménate, rat, serpent…) ?
Quels rapport entretiennent vos enfants, votre famille et vos aînés avec nos amis les bêtes ?
J’attends vos témoignages !
27/06/2008


03/07/2008 à 17:16
Rhapsody, chienne de ma vie !
Lorsque je t’ai aperçue, le premier jour, tu ne payais pas de mine : les côtes saillantes, décharnée, le cou dénudé et couvert de cicatrices, et une centaine de tiques agrippées autour de ta tête. Un rien t’effrayait et il me fallut du temps pour t’apprivoiser. Toi ma bergère fauve au sang mêlé, toi ma belle abandonnée.
Je ne pouvais te garder : comment l’aurais-je pu dans vingt-cinq mètres carrés ? Mais histoire de dépanner ta future propriétaire dans l’impossibilité de t’accueillir tout de suite, je t’ai prise , l’espace d’un soir, d’une nuit. Oh, quelle nuit ! Là, tout a basculé. Tu t’es allongée, dos au sol, et ainsi renversée, m’offrant l’une de tes pattes, tu m’as regardée, longuement, d’un regard implorant, déchirant, foudroyant. Tu m’as dit alors, non pas avec des mots, non, parler, tu ne le sais, mais avec le langage des yeux qui t’est si familier : « Tu vois, j’ai souffert, mais ne me demande rien, garde-moi tout simplement avec toi, pour toujours… »
Lorsque d’auprès de toi je me suis relevée, j’ai su que tu serais mienne à jamais. Et c’est des larmes dans la voix que j’ai supplié le lendemain celle qui voulait t’enlever à moi. Je ne pouvais plus te quitter.
Et pendant douze ans, tu partageas ma vie et moi la tienne. Douze ans de tendresse, douze ans de batifolages dans un grand jardin avec ton compère Snoopy. Années ensoleillées à jamais inscrites en ma mémoire.
Rhapsody, c’est toi la chienne de ma vie.
19/08/2008 à 8:07
Bonjour,
Moi, c’est ma Dudu, “Duchesse” ma princesse, comme dans les Aristochats, Duchesse la bien-nommée, que nous avons accueillie chez Maman qui ne l’a pas gardé plus de 2 mois, et qui est partie (ma mère) durant la terrible canicule de l’été 2003… Nous avons donc recueilli notre Dudu, qui s’est attachée à moi et m’a bien souvent consolée…
Une belle angora turc toute blanche, aux poils longs, aux yeux vairon (bleu et doré…), à la belle queue empanachée, qui n’est qu’une boule de tendresse, voilà le portrait de ma belle chatte blanche qui me suit comme un petit chien et n’adore rien tant que de se coucher à mes pieds lorsque je regarde la télé assise sur le canapé du salon… Merci d’être là, belle Duchesse…