Une famille chinoise au quotidien

Par Timothée Duboc

La famille Li au complet 
(photo Lucas Schiffres)

Les Jeux Olympiques approchent et, cette semaine, Pèlerin pose cette question : “Qu’est-ce qui fait courir la Chine ?” Vaste sujet auquel notre hebdo consacre 45 pages, dont 5  au portrait d’une famille typique des classes moyennes émergeantes, les Li, grands-parents, parents et enfant unique vivant sous un même toit, dans la banlieue de Shanghai.

C’est cette  famille attachante, aux façons de vivre parfois déroutantes pour des observateurs occidentaux, que nous vous proposons de retrouver sur le blog, à travers la galerie de photos prises par Lucas Shifres et commentées par Carrie Nooten. Déroutante en effet cete cohabitation intergénérationnelle, situation courante en Chine, qui met à mal l’intimité conjugale pour Li Daquan et Quang Yun, les jeunes parents de la petite Li Siqi. Déroutante ( quoique !), cette focalisation des quatre adultes autour de l’enfant - roi unique…

Cette famille typique, comme on en rencontre tant dans les grandes agglomérations chinoises, Carrie Nooten et Lucas Schifres, l’ont dénichée par hasard, après bien des difficultés : face à des journalistes occidentaux, les 7 premières familles approchées, d’abord bien disposées, ont finalement fermé leur porte… Un peu découragée, Carrie s’est ouverte de ses difficultés au jeune couple auquel elle avait donné son ordinateur à réparer. “Huanying (Bienvenue) chez les Li !” lui ont spontanément répondu Li Daquan et sa jeune femme Quang Yun…

L’on comprend dès lors que c’est pur hasard si la famille compte parmi ses membres une chrétienne, en l’occurence la maman du jeune époux, Gao Cuilan… Une chrétienne incapable de préciser si elle est catholique ou protestante (voir ci-dessous la légende de la photo de la grand-mère posant devant une représentation du Sermon sur la Montagne) !

Dernière précision concernant les coulisses de ce reportage : Carrie a dû l’interrompre pour se rendre au Sichuan, plusieurs centaines de kilomètres au Nord de Shanghai, sur les lieux du tremblement de terre qu’elle couvrait pour différents médias. Lors d’une brève liaison téléphonique que nous avons pu établir avec elle, au soir d’une première journée sur place, elle ne nous a dit combien elle était éprouvée par les images de ces survivants qui erraient dans les décombres des villes, à la recherche de proches disparus. Son désir le plus cher était de repartir au plus vite, pour boucler son reportage chez les Li et se replonger dans le quotidien d’une famille sans histoire ou, plutôt, dont l’histoire se trame de ces liens d’amour, de communauté et de solidarité qui ressemblent fort au bonheur. 

26/06/2008

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