Avenir des femmes, avenir des hommes

Par Timothée Duboc

A la veille de la Journée de la femme, j’avais envie de revenir sur cette rencontre avec des lectrices qui donne la matière du Dossier “Etre une femme en 2008″, dans les pages Famille de Pèlerin, cette semaine. 

Ce que j’en retiens, c’est, toutes générations confondues, le sentiment du chemin parcouru. “Je n’avais pas conscience que jusqu’en 1965, une femme devait avoir l’autorisation de son mari pour obtenir un carnet de chèques”, a ainsi confié la plus jeune des participantes à cette table-ronde, qui n’était pas née à cette date. 

Positives, mais sans candeur excessive, elles étaient unanimes à pointer les endroits où le bât blesse encore : l’inégalité de traitement des carrières professionnelles entre hommes et femmes, les violences conjugales si répandues… Cette vigilance, pourtant, n’en poussait aucune à adhérer à cette vision guerrière conduisant à transformer les deux sexes en ennemis irréductibles. Tant mieux pour tous. Sans indulgence ni résignation, mais plutôt confiantes en l’avenir, ces lectrices.

Qui sait si ces bonnes dispositions n’auraient pas été mises à mal à la lecture du tout récent sondage Tns Sofres pour la revue masculine FHM “L’homme idéal vu par les hommes”. Où l’on découvre que le muscle reste un critère de poids. Un homme sur quatre - tous âges confondus - aimerait en effet avoir le corps athlétique du rugbyman Frédéric Michalak. Pourquoi pas ? Après tout, ce garçon est sûrement un digne représentant de la gente masculine. Et qui sait- au juste - si les femmes n’auraient pas le même souhait en matière d’apparence ? Sauf que la question posée aux hommes ne portait pas sur l’apparence physique, la silhouette ou l’image… elle portait sur l’homme. Et celui-là, son avenir, il m’inspire parfois moins confiance…

07/03/2008

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