Vendredi 9 mai 2008


Par Timothée Duboc 

Prolongeant le dossier Famille qui explore le thème du mensonge et qui paraît cette semaine dans le n°6545 de Pèlerin (daté du 8 mai), Emmanuelle Lepetit, la journaliste qui a signé l’article, nous  fait part du témoignage que lui a confié Sylvie, 45 ans, dont la mère a toujours refusé de dire la vérité sur son père :  

« Au début, je ne savais pas. Puis, j’ai compris. Quand j’étais petite, aussi loin que je me souvienne, ma mère était mariée. Son mari était très gentil avec moi. Mais il n’était pas de la même couleur que moi. J’ai compris qu’il ne pouvait pas être mon père.

Bientôt, j’ai eu un frère. Puis une sœur. Eux aussi n’étaient pas de la même couleur que moi. J’ai commencé à poser des questions à ma mère et elle m’a dit : « tu es trop jeune pour comprendre ». Mon beau-père, lui, ne disait rien. J’ai attendu : rien n’est venu.

A l’adolescence, je me suis sentie très mal, j’ai recommencé à interroger ma mère. Elle éludait les questions. J’ai compris, toute seule, que je devais être une enfant illégitime, née hors mariage, d’une première liaison. A l’époque, cela signifiait beaucoup, surtout à la campagne (nous vivions en Bretagne). Ma mère devait se sentir coupable, elle voulait faire une croix sur cette partie de sa vie en la cachant, par le silence. J’ai grandi avec ce secret, ce silence.

Bientôt, j’ai arrêté de poser des questions. J’avais honte. J’imaginais le pire : un inceste, un viol, qui sait ? Je n’osais plus parler. A ma majorité, je suis partie, très vite. Je me suis mariée. Je suis tombée enceinte. Mon mari s’est noyé peu avant que j’accouche. Mon fils n’a pas connu son père. J’ai beaucoup souffert, c’est comme si l’histoire se répétait mais j’ai tout raconté à mon fils. Je lui ai parlé de son père. Je lui ai dit que je ne connaissais pas le mien. Je ne voulais pas qu’il souffre comme moi et, en effet, il va bien, c’est un garçon épanoui.

Il y a quelques années, je suis tombée malade du zona. Aujourd’hui la maladie me paralyse : je suis clouée sur un fauteuil roulant. A vrai dire, je ne sais pas si c’est cette maladie qui me paralyse. Il y a deux ans, avec mon fils, nous sommes allés chez ma mère : nous voulions obtenir la vérité. Nous avons osé poser des questions. Elle s’est murée dans le silence. Elle a 67 ans. J’en ai 45, mon fils en a 17. Il suffirait d’un nom, de quelques phrases, pour nous libérer tous les trois. Pour surtout me libérer moi. Le pire, c’est que je n’arrive pas à ressentir de colère ou de haine pour ma mère. En quelque sorte,  je n’existe pas. »

Echo d’une souffrance indicible, qui contraste avec la tonalité des autres témoignages recueillis par Emmanuelle Lepetit et qui nourrissent le dossier, où il est plutôt question de ces menus mensonges et autres petites tricheries du quotidien auxquels nous avons plus souvent recours que nous ne l’admettons.

Mais la triste histoire de Sylvie illustre pleinement le propos de la théologienne Véronique Margron, interrogée par notre journaliste : “(…) cacher des vérités trop longtemps débouche sur une relation d’emprise, qui peut être familiale, conjugale, amicale ou professionnelle. La vérité libère toujours l’autre de nous-mêmes… c’est la peur de libérer l’autre qui nous pousse à mentir !” Puisse cette mère rompre le silence et permettre à sa fille d’exister, enfin.

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Mercredi 7 mai 2008


Par Gilles Donada

“Ma mère ne veut pas assister au mariage de ma fille”, s’inquiétait Cécile, 53 ans (originaire de Seine-et-Marne) dans la rubrique De vous à nous de Pèlerin n°6539, daté du 27 mars 2008. La grand-mère maternelle voulait, en effet, boycotter le mariage de sa petite-fille, prévu en juin, car il ne se déroulait pas à l’église (sa petite-fille n’étant ni croyante, ni pratiquante). Les lecteurs de Pèlerin et notre psychologue Françoise Blaise-Kopp avaient apporté soutien et éclairage.

Et voici les (bonnes) nouvelles que je viens de recevoir de Cécile à qui nous avions transmis tous les courriers reçus. “Maman reconnaît intellectuellement le bien-fondé des réactions et des conseils, écrit-elle, mais au fond de son coeur c’est toujours un gros chagrin, même si elle est quand même contente d’aller au mariage de sa première petite-fille.” Ouf !

Cécile me demande d’adresser ses profonds remerciements à tous les lecteurs de Pèlerin qui ont répondu à son appel.  “Transmettez leur mes remerciements sincères d’avoir consacré du temps à mon problème, de m’avoir répondu à la lumière de leur propre expérience, avec un ton plein de chaleur, d’amour fraternel et d’espérance. Vraiment, j’ai été très touchée de la profondeur des réflexions, et j’espère que le mariage se passera dans la joie, et, qui sait, peut-être cela débouchera-t-il un jour sur le baptême des enfants, et le mariage religieux des parents… De tout coeur, merci !”

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Vendredi 2 mai 2008


Par Gilles Donada

Christophe, notre internaute en chef de pelerin.info, vient se planter devant notre bureau (celui de Timothée et le mien, qui se font face) pour nous raconter son dernier échange avec ses deux filles aînées.

Après avoir lu un article sur le projet de suppression de la publicité sur la télévision publique, l’aînée s’est écriée : “Mais c’est incroyable ça ! Comment va-t-on maintenant être informé de l’arrivée de la dernière console ou d’un parfum, si on n’a plus la pub ?!”

Son père, qui préfère de loin voir la pub s’afficher sur notre site (eh oui, sur internet, même le gratuit a un coût…) que se déverser dans son salon lui fait remarquer qu’on peut vivre sans pub. Malheur ! Que n’avait-il dit ! “L’idée de vivre sans pub lui paraissait aussi terrible que celle de perdre son toit !”, constate le papa interloqué.

Et voilà sa seconde fille qui entre dans la danse. “S’il y a moins de pub à la télé, il y en aura plus dans les journaux, raisonne-t-elle. Alors les gens seront obligés d’en acheter davantage, s’ils veulent lire de la pub.”

Pour Christophe, le point de vue de ses filles a valeur de scoop : “Pour elles, la pub, c’est de l’information”.  Un blasphème pour un journaliste, soucieux de distinguer communication et information !

Pourtant, un récent sondage TNS Sofres sur les Français et la publicité, observe que ce mode de communication est le plus prisé chez “les moins de 35 ans et les classes moyennes et populaires”.

“On attend bien sur [de la plublicité] qu’elle soit claire (46%), informative (32%) mais également drôle (31%), créative (26%), étonnante (18%) et même belle (12%). L’émotionnel et le rationnel doivent ainsi aujourd’hui plus encore se conjuguer pour qu’au final la publicité remplisse son contrat de base et provoquer l’envie d’acheter (28%).”

Une invitation à regarder la pub sous un autre jour. Sans, pour autant, se laisser aveugler.

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Dimanche 27 avril 2008


Par Timothée Duboc

Votre fils, grand adolescent auquel l’état-civil donne le statut et les prérogatives des adultes depuis quelques mois, fait preuve, à vos yeux, d’une notable incohérence en passant la soirée et une partie de la nuit au dehors, l’avant veille d’examens scolaires, dont l’importance ne fait pas débat (même pas entre le père et le fils…). Contrarié au possible, le lendemain, vous hésitez quant à l’attitude à adopter vis-à-vis de l’intéressé, à son réveil.

Sollicitée, votre propre mère - la grand-mère dudit grand adolescent -, en visite sur la ligne de front au moment du casus belli, a son idée sur la question. “Puisque tu me demandes mon avis, je te réponds ce que je pense : il ne me paraît pas judicieux de t’affronter avec lui à la veille de ses examens. S’il a agi ainsi, c’est qu’il avait besoin de se détendre. A son âge, une bonne soirée entre copains vaut parfois mieux que tout autre programme. ” 

Eberlué, vous scrutez un signe, une moue codée qui viendrait atténuer - ou invalider - son propos subversif. Que nenni. Ses paroles étaient sincères. Sont-ce les grands-mères qui n’ont rien à voir avec les mères qu’elles furent, ou leurs fils qui ont oublié qu’ils n’ont pas toujours été des pères ?

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Jeudi 24 avril 2008


Par Gilles Donada

Enfant, j’attendais toujours le courrier avec impatience, surtout pendant les vacances. Dès que j’entendais vrombir la mobylette du facteur en haut du chemin, je me précipitais vers  la boîte aux lettres aménagée dans le pilier qui soutenait le portail. J’attrapais le courrier que je compulsais fébrilement à la recherche d’une lettre rédigée à mon attention.

Depuis que je m’occupe de la rubrique De vous à nous, je guette avec la même gourmandise enfantine les réponses aux appels à témoignage, lancés dans Pèlerin.

En décachetant l’enveloppe, je tombe souvent sur des perles savoureuses ! Je viens de recevoir, en provenance des Bouches-du-Rhône, une lettre d’un monsieur de 85 ans qui répond à Yvette. Celle-ci s’inquiétait de voir son mari, jeune retraité, déprimer, souffrir de pannes sexuelles et refuser de consulter un médecin (Cf. Pèlerin n°6543 du 24 avril 2008).

“A 60 ans, écrit notre correspondant, il est normal qu’il y ait quelques pannes ! Est-ce que vous faites tout ce qu’il faut faire pour que ça marche ?”, interroge notre abonné provençal avant d’être plus explicite : “Est-ce que vous lui faites des fellations (qu’il se tripote le bout des pectoraux pendant ce temps, de même pour vous pendant le cunnilingus !)”.

“J’espère ne pas scandaliser Pèlerin avec ces détails ?!”, s’empourpre-t-il soudain avant de livrer un dernier conseil à Yvette : se brancher sur RMC pour écouter l’émission “Lahaie, l’amour et vous“. Ce programme est animé par Brigitte Lahaie, une ancienne star du X qui vient de publier chez Flammarion un livre avec le prêtre Patrice Gourier intitulé : “Parlez nous d’amour, deux regards sur le couple, le désir et la sexualité”.

Et notre vert provençal de conclure : “Veuf depuis 2001, je n’ai jamais eu de pannes. Ma femme était belle, très belle, gentille, intelligente. Elle aimait le sexe… Je ne l’ai pas remplacée.”

L’amour n’a pas d’âge. Et les amoureux du latin seront d’accord avec les hellénistes pour reconnaître qu’Eros et Agapè forment un heureux couple.

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Jeudi 17 avril 2008


Par Isabelle Vial

Cafouillages ou fouillis ? Ce matin, au moment de rédiger cette note de blog, tombe la nouvelle de la parution du décret, qui modifie, à compter du 1er mai, les règles de calcul des allocations familiales. La majoration du montant de ces allocations est revue : aujourd’hui accordée à partir de l’âge de 11 ans, elle sera augmentée mais versée désormais à partir de l’âge de 14 ans. La caisse d’allocations familiales devrait économiser 138 millions d’euros par an. Mais au total, sur l’ensemble des versements accordés entre le onzième et le dix-huitième anniversaire d’un enfant, les familles perdront en moyenne 600 euros par enfant….

Cette mesure intervient quelques jours après le « couac » autour de la carte famille nombreuse et alors que sont publiés des chiffres alarmants sur la reprise de l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat. «Les prix sont fous » proclame en Une un quotidien ce matin. Volonté du gouvernement, maladresses, « coups de sonde » vis-à-vis de l’opinion publique sur les sujets familiaux ?

A la SNCF, le trafic concerné par le tarif « Familles Nombreuses » a diminué de 33% entre 1979 et 1999, alors que le trafic voyageurs total a augmenté de 24% dans le même temps. La raison ? Notamment le report vers des tarifs commerciaux plus avantageux. D’ailleurs, les tarifs sociaux de la SNCF représentent aujourd’hui seulement 1% des déplacements de voyageurs. Alors, qu’est-ce qui doit l’emporter : la « tarification commerciale » ou la « tarification sociale » ?

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Mardi 15 avril 2008


Par Gilles Donada 

J’ai eu l’heur d’interviewer Fabrice Hadjadj, jeune philosophe, dramaturge, et père de famille, converti au christianisme, qui vient de publier “La profondeur des sexes, pour une mystique de la chair” (éditions du Seuil). Une livre exigeant, brillant, tranchant et drôle qui réunifie charnel et spirituel en développant - ô bienfait ! - “une morale qui se moque de la morale”.  On peut également lire chaque mois ses savoureux instantanés, intitulés “Mes prochains”, dans Panorama.

Dans son chapitre “défense de l’adultère ou que le mariage est une aventure”, il donne la parole au point de vue libertin qui “s’évertue à être fidèle à son coeur si muable. S’il change de fidélité, c’est pour ne pas être parjure.” (page 134)

“Pourquoi changer [de femme] puisqu’elle change d’elle-même ? lui répond Hadjadj. Et ce changement seul est une véritable croissance, riche de nouveauté. […] Puisque ma femme change en même temps que moi, pourquoi ne pas l’aimer d’un amour toujours neuf ? Avec elle j’aurai aimé une jeune, une fiancée, une femme, une actrice, une mère, une dame, une vieille dame, qui sait ? une morte, une ressuscitée… ” (page 135).

Puis Fabrice Hadjadj rapporte cette anecdote tirée de monde littéraire ”"J’avais un ami qui ne voulait pas se marier, raconte [l’écrivain Jean Paulhan]. Il me disait : “Quand on se marie, il faut renoncer à toutes les femmes, sauf une”. Je savais très bien lui répondre : “Quand on ne se marie pas, l’on renonce à toutes femmes, plus une”.  Il n’allait pas assez loin, corrige Fabrice Hadjadj. Je suggère une réponse plus réaliste : quand on se marie, on accueille toutes les femmes, en une. Mais il faut être assez contemplatif pour s’en apercevoir. Et assez endurant.”

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Vendredi 11 avril 2008


Par Timothée Duboc

L’article qu’Isabelle O’Neill consacre cette semaine au sommeil du couple (”Pas facile de dormir à deux”), dans les pages Famille, lève un coin du voile sur la chambre à coucher, lieu par excellence de l’intimité du couple. Qui l’eût cru ? C’est aussi un espace culturel, voire le lieu des particularismes nationaux.

En matière de literie, les Français sont ainsi très attachés au lit double (entre 20 et 65 ans, 96 % des couples revendiquent le fait de dormir dans un lit à deux places, selon une récente étude de l’association pour la promotion de la literie). Et cela, dans un lit de 140 cm de largeur pour 60 % d’entre eux. Les couples américains préfèrent, eux l’”extra king size”, les Allemands partagent la même chambre mais ont des lits séparés…

La “norme” semble peser sur les esprits au point que ceux qui dorment mal à deux (25 % des couples, d’après l’enquête) ont bien des réticences à envisager de faire lit à part. Et l’on ne parle pas ici de faire chambre à part, comme le font de plus en plus de couples outre-atlantique.  “La faute au cinéma”, écrit le thérapeute conjugal Robert Neuburger, interrogé par Isabelle O’Neill. Car l’image associée à la notion d’amour conjugal est, dans nos représentations contemporaines, celle d’un couple enlacé.  Dès lors, peut-on aller contre un tel fait culturel ? Peut-on s’aimer et préférer dormir séparé ? C’est loin d’être évident, dans un pays peuplé d’incorrigibles romantiques… 

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Mercredi 9 avril 2008


Par Gilles Donada 

Entretien passionnant avec le Dr Claudine Onfray, gynécologue à propos des questions de fertilité humaine. Aujourd’hui, de plus en plus de couples ont recours à la procréation médicalement assistée car ils n’arrivent pas à avoir des enfants naturellement.

Le Dr Onfray me communique les chiffres suivants : lorsque la femme est âgée de 25 à 29 ans, le pourcentage de couples stériles est de 7 %. Ce pourcentage passe à 11 % pour la tranche 30-44 ans ; 33 % pour celle des 35-39 ans ; et 87 % de couple stérile quand la femme est âgée entre 40 et 44 ans…

La première raison tient à l’âge moyen de la première grossesse (en 2007, on approche des 30 ans). D’où le message à destination du grand public : “N’attendez pas trop longtemps pour avoir des enfants“, comme l’écrit le professeur François Olivennes dans son dernier livre.  

Plus facile à dire qu’à faire quand les études se prolongent, la carrière tarde à décoller et l’autonomie financière recule comme la ligne d’horizon. Certes, tout serait plus simple si on donnait foi à ce proverbe argentin : “Chaque enfant naît avec un pain sous le bras”. Sous-entendu : les parents trouveront les moyens matériels d’accueillir leur bébé…

Mais, ajoute le Dr Onfray, il y a une autre raison à cette menace sur la fertilité, notamment masculine,  c’est l’influence nocive des pesticides et des différentes types de pollution (alcool et tabac y compris….).

Ce problème d’infertilité croissante ne concerne pas seulement les humains. ”Des espèces animales, constate le Dr Onfray, sont déjà fortement touchées par ce phénomène et ceci sur toute l’étendue de la planète  : les ours polaires comme les alligators tropicaux. Ce phénomène est connu depuis plus de 40 ans, il entraîne maintenant des stérilités complètes chez les mâles et de nombreuses autres pathologies.”

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Mardi 8 avril 2008


Par Gilles Donada

Les trois spots radio de Pèlerin diffusés sur RTL et RCF à l’occasion de la sortie de notre numéro spécial Mai 68 viennent de recevoir le “Coup de cœur radio”, décerné par le magazine Stratégies et IP (régie pub de RTL), qui distingue chaque semaine la meilleure pub passée sur RTL. Réjouissant !

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